Voyage artisanal en Chine

L’artisanat en Chine est sans doute un véritable trésor. C’est un pays qui n’a cessé d’éblouir que ce soit en termes d’inventions ou encore d’art et pourquoi pas en termes de produits artisanaux. C’est pourquoi c’est un réel plaisir de découvrir comment ce secteur se développe dans ce pays de l’Asie.

Le jade, un incontournable en Chine

Le jade chinois désigne le jade extrait ou sculpté en Chine à partir du Néolithique. C’est la pierre dure principale de la sculpture chinoise. Cet élément était prisé pour sa dureté, sa durabilité, ses qualités musicales et sa beauté. En particulier, ses couleurs subtiles et translucides et ses qualités protectrices lui ont valu d’être associé aux conceptions chinoises de l’âme et de l’immortalité et d’être un symbole du ciel, comme l’or. Le jade a aussi été utilisé dans pratiquement toutes les périodes de l’histoire chinoise et s’accorde généralement avec le style d’art décoratif, caractéristique de chaque période.

Céramique et porcelaine

La céramique chinoise connaît un développement continu depuis l’époque prédynastique. La première poterie a été fabriquée à l’époque paléolithique. Les céramiques chinoises sont composées par les matériaux de construction tels que les briques et les tuiles et les récipients en poterie fabriqués à la main et cuits dans des feux de joie ou des fours. Il y a aussi les porcelaines chinoises sophistiquées fabriquées pour la cour impériale et pour l’exportation. La porcelaine était une invention chinoise et est une identité patrimoniale qui est bien ancrée à la Chine. Les plus grandes quantités de vaisselles en porcelaine mises au jour ont montré que les émaux vitrifiés étaient déjà utilisés à l’époque de la dynastie Shang (XVIe – XIe siècles av. J.-C.). En arrivant à la dynastie Zhou (1046 – 256 av. J.-C.), les porcelaines chinoises ont été employées sur les architectures comme tuile segmentaire, tuile d’avant-toit et clou de tuile. Plus tard dans la dynastie Han (202 – 220 av. J.-C.), les poteries émaillées ont progressivement remplacé les objets en bronze comme des ustensiles quotidiens, stimulant ainsi l’apparition et le développement de la porcelaine chinoise.

Soie chinoise

La Chine est le premier producteur mondial de soie. La grande majorité de la soie chinoise provient des vers du mûrier (Bombyx mori). Au stade larvaire de son cycle de vie, les insectes se nourrissent des feuilles de cet arbre fruitier. La production de vers à soie autres que les vers à soie de mûrier en Chine se concentre principalement sur ceux qui sont sauvages provenant du papillon chinois Tussah (Antheraea spp.). Ce papillon se nourrit généralement d’arbres (dont les chênes) et ses larves filent des filaments plus grossiers, plus plats et plus jaunes que ceux des mûriers.

Voilà alors les principaux éléments de l’artisanat chinois. En effet, ces trois matières premières sont très connues, et malgré qu’il y ait un développement du secteur de l’industrie, les techniques traditionnelles persistent quand même.

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